Depuis des années, les jeux vidéos au même titre que les dessins animés japonais sont régulièrement pointés du doigt. Ils sont souvent assimilés de manière catégorique à l’axe du mal de notre société : l’exacerbation de la violence et sa banalisation.
Ce débat est de nouveau tristement remis à l'ordre du jour par le procès Breivik . Cet homme âgé de 33 ans, auteur du meurtre de 77 personnes le 22 juillet 2011 à Oslo, comparaît aujourd’hui devant le tribunal afin de répondre de ses crimes. Cette affaire, dont l’horreur a touché chacun d’entre nous, interpelle en particulier les joueurs de jeux vidéo, surtout qu’un jeu est désigné comme étant à l'origine des actes de Breivik : World of Warcraft.
Détracteurs et passionnés de jeux argumentent depuis longtemps sur la question. Ce sujet est souvent traité par les psychanalystes ; certains y voient un facteur indéniable de recrudescence de la violence, tandis que d’autres y voient un exutoire pour mieux canaliser cette dernière.
Aujourd’hui, l'argument mis en avant par Breivik focalise le public sur le jeu, en faisant oublier l’essentiel : quelle motivation peut pousser un homme à décider de perpétrer un tel massacre ? Qu’il ait choisi WoW comme moyen de préparation ou comme alibi ne doit pas masquer le fait qu’il ait sciemment décidé de commettre l’irréparable.
Alors comment peut-on accuser le jeu d’exacerber la violence ? Peut-on condamner aussi facilement un jeu qui draine des millions de personnes parce que parmi elles se trouve un individu en marge de la société ? Autant de questions que les médias ne veulent pas prendre en considération aujourd'hui : le jeu est coupable point.
Essayons de pousser la réflexion un peu plus loin sur notre site : quel est votre sentiment sur cette affaire ? Pensez-vous que la société et les médias profitent de ce procès pour diaboliser WoW ou d'autres jeux similaires ? Quel impact pourrait avoir toute cette histoire sur l’industrie du jeu vidéo ?