Le coût d’une carte grise, ou certificat d’immatriculation, est calculé principalement en fonction du prix du cheval fiscal (CV), fixé chaque année par les conseils régionaux. À ce tarif s’ajoutent des taxes nationales, comme la taxe CO₂ ou la taxe pour les véhicules lourds. Les différences de prix d’une région à l’autre s’expliquent par les politiques fiscales locales. Elles sont évidemment adaptées aux besoins de financement des collectivités territoriales.
En 2025, le gouvernement a décidé d’augmenter le plafond légal de la taxe régionale de la carte grise. Le passant ainsi de 60 € à 65 € par cheval fiscal. Cette mesure laisse aux régions la possibilité de revoir leurs tarifs à la hausse, tout en leur permettant de conserver une autonomie dans la fixation des montants. L’objectif annoncé est de fournir aux régions une marge budgétaire supplémentaire. De quoi financer leurs projets locaux, notamment dans les domaines des infrastructures et des mobilités.
Plusieurs facteurs justifient cette mesure. Tout d’abord, l’inflation et les besoins croissants en financement régional poussent les collectivités à chercher des ressources supplémentaires. Ensuite, l’adaptation des infrastructures aux enjeux climatiques, comme le développement des transports en commun ou la modernisation des réseaux routiers, nécessite des fonds importants. En augmentant le plafond, l’État offre aux régions un levier fiscal pour répondre à ces exigences, tout en assumant une certaine décentralisation des responsabilités.
En tant que particulier, nous pouvons faire des simulations de prix avant de faire notre carte grise en ligne .
Plusieurs régions ont déjà ajusté leurs tarifs ou annoncé des augmentations importantes pour s’aligner sur le plafond de la taxe régionale de la carte grise. Voici un panorama des principales évolutions :
Ces ajustements traduisent une volonté des régions de capter des ressources supplémentaires. Notamment pour soutenir les infrastructures locales et répondre aux défis climatiques. Toutefois, des disparités importantes persistent selon les priorités budgétaires régionales et le poids fiscal déjà supporté par les habitants.