Georges Lautner ➤ Biographie : naissance, parcours, famille… 📔

Georges Lautner ➤ Biographie : naissance, parcours, famille… 📔

La comédie dans les veines Fils de l'actrice Renée Saint-Cyr et d'un aviateur, Léopold Lautner , Georges Lautner s'oriente tôt vers l'univers de l'écran. À l'âge de 7 ans, il fréquente déjà les coulisses et les salles de cinéma aux côtés de sa mère, notamment à Paris et s'y découvre précocement un vrai intérêt. Après le décès de son père en 1938, il est pourtant amené à s'éloigner de ce monde. Il va alors emprunter un autre chemin, celui du Droit, après avoir étudié au lycée Janson-de-Sailly. Les premiers pas de Georges Lautner dans le cinéma se résument en des petits boulots. Il est notamment le décorateur dans l'oeuvre de Léon Mathot « La route du bagne » en 1945 puis, en 1947, il rejoint l'équipe cinématographique des armées de Paris. De par ces expériences, il est ensuite choisi pour assister la réalisation de « Le trésor de Cantenac » aux côtés de Sacha Guitry et jusqu'en 1957, il sera le co-réalisateur de plusieurs films. Entre autres, il assistera Norbert Carbonnaux pour « Courte tête », ou encore Jean Dréville pour « Horizons sans fin ». Des longs-métrages qui démontrent déjà les talents du cinéaste. En 1958, Georges Lautner est choisi par Maurice Juven pour réaliser « La môme aux boutons », son premier long-métrage. Le succès des années 60 Un an après cette réalisation, qui passe presque inaperçue à l'écran, Georges Lautner enchaîne avec un second film « Marche ou crève ». Une collaboration avec l'acteur Bernard Blier qui parvient cette fois-ci à susciter l'attention et donner lieu à une succession de travail d'équipe entre les deux artistes. Entre autres, ces derniers se retrouveront dans « Arrêtez les tambours » en 1960, « Le monocle noir », ou encore dans le drame « Le septième juré » une année plus tard. Se démarquant par sa manière de tourner, qui met à l'honneur les dialogues et l'art de la scène, Georges Lautner se voit ensuite signer un contrat de réalisation avec le producteur de Gaumont, Alain Poiré . Le premier film qui en résulte, « Les tontons flingueurs », est dévoilé à l'écran en 1963 et avec les talents du dialoguiste Michel Audiard et de Bernard Blier à l'affiche, il en naît une parodie à succès, affichant plus de 3 millions d'entrées dans les salles. S'ensuit une dizaine de films toujours avec les dialogues de Michel Audiard . « Les barbouzes » en 1964, avec Michel Darc à l'affiche, « Ne nous fâchons pas » en 1966, ou encore « Le pacha » un an plus tard. Le duo Lautner-Audiard fait sauter les entrées dans les salles avec, comme acteurs fétiches, Lino Ventura , Bernard Blier , Jean Lefebvre , ou encore Francis Blanche . La fin d'une carrière Désormais connu dans le cinéma français, Georges Lautner tente dans les années 70 de s'orienter vers les drames hollywoodiens, notamment avec « Sur la route de Salina » en 1971. Une réalisation qui n'est pourtant qu’un succès mitigé, poussant le réalisateur à revenir sur ses pas. Il renoue avec la comédie dans « Il é tait une fois un flic » en 1971 même, enchaîne avec « Quelques messieurs trop tranquilles » un an plus tard, « La valise », « Les seins de glace » ou encore « Mort d'un pourri » en 1977. Ces longs-métrages confirment le talent du réalisateur, celui-ci travaillant désormais avec des acteurs de renom comme Pierre Richard ou encore Alain Delon . Il met également Jean-Paul Belmondo à l'affiche de « Flic ou voyou » en 1978, donnant une nouvelle fois lieu à un gros succès. Déjà au coeur de la gloire, ce sera pourtant en 1981 que Georges Lautner atteindra concrètement le summum de sa carrière. L'année où « Le professionnel », une collaboration avec Michel Audiard est dévoilée au grand jour, affichant un chiffre considérab le de plus 5 millions d'entrées dans les salles. Après le décès de Michel Audiard en 1985, Georges Lautner commence à s'éloigner des projecteurs et après quelques réalisations, dont « La maison assassinée » en 1988, ou encore « Room service » en 1992, il décide de mettre fin à sa carrière. Son dernier long-métrage « L'inconnu de la maison » est dévoilé en 1992. Suivront quelques courts-métrages mineurs, avant le silence complet.

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